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<title>Last posts on gary shteyngart</title>
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<name>Le Bouquineur</name>
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<title>Gary Shteyngart : Vera dans son monde</title>
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<updated>2026-09-14T06:00:00+02:00</updated>
<published>2026-09-14T06:00:00+02:00</published>
<summary>  Gary Shteyngart, né en 1972 à Leningrad en URSS, est un écrivain américain....</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6699249&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/02/00/2597369915.jpg&quot; alt=&quot;Gary Shteyngart, &quot; /&gt;Gary Shteyngart, né en 1972 à Leningrad en URSS, est un écrivain américain. En juin 2010, il fait partie de la liste des 20 jeunes écrivains prometteurs établie par le magazine &lt;em&gt;The New Yorker&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;Vera dans son monde&lt;/em&gt;, son dernier roman, est paru au printemps.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;New York, une dizaine d’années après l’épidémie de Covid. Dans la famille Bradford-Shmulkin, il y a le père, Igor fils d’immigrés russes juifs, intellectuel de gauche il édite une revue qui ne marche pas très fort&amp;nbsp;; Anne, la mère, Dylan le fils cadet et il y a Vera, la narratrice, une fillette de dix ans, intellectuellement avancée qui enrichit chaque jour son vocabulaire en notant de nouveaux mots dans son journal intitulé &lt;em&gt;Journal des choses que je ne connais pas encore&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un très bon roman, porté par le style très original adopté par l’écrivain.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le récit se déroulant dans un futur très proche, Vera possède un échiquier, nommé Kaspie, doté d’une Intelligence Artificielle avec lequel elle discute et se confie et la voiture familiale autonome, appelée Stella, parle aussi. Le contexte politique et social de l’Amérique est tendu, dérives autoritaires et racistes, désinformation, les cycles reproductifs des femmes y sont traqués par les autorités et un projet en cours consisterait à instaurer un amendement donnant plus de poids aux « Américains d’exception » lors des élections.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le moral de Vera n’est pas au plus haut&amp;nbsp;: son intelligence la tient à l’écart de ses camarades d’école («&amp;nbsp;Et si seule une poignée de personnes pouvaient comprendre &lt;em&gt;exactement&lt;/em&gt; sa façon de parler et d’agir&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»), voire de certains professeurs comme sa prof de maths qu’elle a contredite, à raison, en classe. Son cerveau toujours en ébullition, cherche à comprendre se qui se passe autour d’elle («&amp;nbsp;Je me donne beaucoup de mal pour déceler les codes sociaux&amp;nbsp;») et l’amène à faire des hypothèses à partir de bribes de phrases surprises entre ses parents qui se disputent souvent, un divorce est-il en cours&amp;nbsp;? Une rencontre très discrète entre son père et une jeune Russe avec échange d’une enveloppe, la pousse à penser après discussion avec Kaspie, que son paternel pourrait être un espion à la solde de la Russie, un traitre à son pays&amp;nbsp;! Enfin, Vera n’est pas la fille biologique d’Anne, métisse, elle est la fille d’une Coréenne que son père avait connue précédemment, or, là encore après avoir intercepté une conversation, elle est persuadée que celle-ci se meurt d’un cancer et elle met en œuvre un plan pour retrouver sa vraie mère…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le bouquin est réellement épatant tant la voix de Vera nous séduit, sa mère c’est «&amp;nbsp;Maman Anne&amp;nbsp;», la voiture «&amp;nbsp;Stella l’Auto&amp;nbsp;» et sa vitalité, ses efforts pour se dépatouiller avec son entourage et ce monde qu’elle découvre, plus complexe et contradictoire qu’elle n’imaginait, rendent la gamine attachante.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La lecture du roman reste néanmoins assez complexe car tout n’est pas clair (à mes yeux&amp;nbsp;?), les hypothèses de Vera sont-elles fondées&amp;nbsp;? On peut s’interroger car même si la gosse est intelligente, ce n’est qu’une enfant, le lecteur avance dans le flou et la fin du roman tourne au gentil thriller quand Vera se lance dans la recherche de sa vraie mère avec un épilogue très touchant. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je résume, une Amérique en crise, sans jamais expliquer explicitement la situation politique, une famille disloquée, où les secrets et les tensions sont omniprésents, Vera, avec sa vision naïve et perspicace, utilise son intelligence et son ironie pour décrypter les absurdités autour d’elle, transformant les contradictions des adultes en objets comiques, tout cela nous fait un bien bon roman&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Oui, la porte de Mme S., la conseillère d’orientation, était «&amp;nbsp;toujours ouverte&amp;nbsp;», mais Maman Anne avait dit à Vera qu’elle devait résoudre certains problèmes par elle-même. Ce n’était pas beaucoup plus facile pour les adultes, elle le savait. «&amp;nbsp;Il faut que je taille combien de pipes pour que cet accord soit signé&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» avait dit Papa dans la voiture, et même si ce n’était qu’une métaphore sur la difficulté de travailler le bois, ça signifiait que le statut de Papa en ce monde était parfois aussi précaire que le sien.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6699250&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/02/00/33617383.jpg&quot; alt=&quot;Gary Shteyngart, &quot; /&gt;Gary Shteyngart&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;em&gt;Vera dans son monde&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Editions de l’Olivier&amp;nbsp;&amp;nbsp; - 236 pages -&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Stéphane Roques&lt;/p&gt;
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